PETIT DEJEUNER GRATUIT DANS LES ECOLES.

Toujours des inégalités dans l'égalité recherchée

La mesure de Jean-Michel Blanquer et Christelle Dubos sera effective à partir de septembre 2019 pour 100 000 enfants des quartiers défavorisés des zones REP et REP + et autres « territoires prioritaires ».

L’état prévoit un coût de 12 millions d’euros par an à compter de l’année 2020 échue.

Bien que l’initiative semble belle et pleine d’humanisme, plusieurs points n’ont pas été mis en lumière.

L’aveu d’impuissance que nous percevons dans cette réforme est dramatique, les familles en situation financière délicate n’attendent pas l’aumône ou des prestations supplémentaires pour nourrir correctement leurs enfants, elles attendent un vrai plan pour lutter efficacement contre le chômage et une augmentation de leur pouvoir d’achat.

Le mal doit se combattre à la racine et non pas en surface.

Les études le montrent, le niveau scolaire des écoliers français est en chute libre. Ainsi il est évident qu’il faille que nos enfants puissent s’instruire dans de bonnes conditions. Cependant nous sommes en droit de nous poser certaines questions:

Comment va s’organiser ce temps de collation pour nos jeunes élèves défavorisés ?
Est-ce que le temps de collation viendra rogner le temps de l’instruction ?
Est-ce que ce petit déjeuner sera comme nous le préconisons éventuellement, encadré par des animateurs avant l’heure habituelle du départ en classe ?

De plus, le gouvernement de « tous les français » prévoit donc une réforme destinée à 100 000 enfants. Que fait-on donc des autres ? Un enfant quelle que soit sa situation ne doit-il pas avoir en France le même droit qu’un autre ? Cette problématique n’est d’ailleurs pas qu’une question de pauvreté, elle peut s’apparenter parfois a un défaut d’éducation. Le petit déjeuner est primordial pour le bon développement physique et mental de l’enfant certes, mais il n’est pas automatique dans toutes les familles de France et de Navarre, aisées ou non.

D’ailleurs la pauvreté ne frappe pas que dans les zones dites REP ou défavorisées.

Nous estimons que cette mesure si elle doit être appliquée, devrait l’être de façon globale pour tous les enfants de la république sous condition de ressource pour le paiement éventuel de ladite collation. Cette mesure devrait d’ailleurs être complétée d’une campagne de sensibilisation à l’encontre des parents d’élèves à chaque rentrée des classes.

Valentin AMARMANGAU
Délégué des Jeunes à Debout La France Pays Catalan