LE PLAN SANTE 2022. PARLONS-EN !

Toujours plus d'inégalité au sein des territoires.

Le plan santé 2022 sera imposé aux français par ordonnances par la République en marche.

⇒ Démantèlement du Service Public.
⇒ Disparition du statut de fonctionnaire.
⇒ La rentabilité prime sur l’offre de soins sur l’ensemble du territoire.
⇒ Le soin, une donnée comptable !
⇒ Nous n’avons plus les mêmes offres de soins sur l’ensemble du territoire !
⇒ Votre offre santé, vos salaires, vos pensions sacrifiés de la même façon.

Debout la France se veut vigilant devant l’avenir du service public hospitalier indispensable en réseau avec le service libéral.

LE DISCOURS DU GOUVERNEMENT:
« On devrait voir la suppression du numérus clausus mais aussi du très redouté concours de fin de première année. »
L’objectif du gouvernement est d’augmenter le nombre de médecins, dans un pays qui en manque cruellement. L’exécutif souhaite une hausse de 20 %.

LA REALITE EST TOUT AUTRE:
Debout la France s’interroge, en effet comment parler d’augmenter le nombre de médecins sans se donner les moyens ! Est-il question d’augmenter le nombre d’enseignants dans les facultés de médecine ? De plus la mesure est trop tardive car il faut 7 années pour former un médecin.
Vous allez me dire en quoi je suis inquiète, vu que je suis infirmière. Et bien mon rôle propre de soignante ne nécessite pas de prescription, cependant la majorité de mes soins sont des soins qui relèvent de ma compétence, mais qui sont prescrits par un médecin , en cas d’urgence je peux intervenir avec des protocoles bien spécifiques et par anticipation…
Par voie de conséquences les zones sous dotées posent problèmes au secteur libéral, facile à comprendre: pas de médecins = pas de pharmaciens = pas de professions paramédicales et donc par conséquence des prises en charge dégradés des patients, des hospitalisations qui auraient pu être évitées, des coûts en déplacements.

QUEL EST LE CHOIX DU GOUVERNEMENT:
Les hôpitaux de proximité se situent en général dans des zones rurales. Leur mission va être recentrée sur la médecine gériatrique, la médecine générale et la rééducation. Il y aura un peu de radiologie et de biologie mais plus du tout de maternité et de chirurgie.
Des missions de centres médicaux, voici le devenir des Hôpitaux de proximité !

Des conséquences dramatiques (cf. faits divers):
Nous n’aurons pas les mêmes chances de survie selon l’éloignement d’un vrai plateau technique.
Un Hôpital capable de rendre un vrai service public possède un plateau technique, c’est à dire un bloc opératoire H24, des urgences, une imagerie et un service de réanimation polyvalent…

Un passage en force d’une politique toujours plus austère vis à vis du service public:
A l’heure des débats nationaux, force est de constater que les mesures sont prises sans concertation avec les professionnels de la santé tous confondus. Les ordonnances vont pleuvoir, les problèmes de prises en charge chirurgicales vont se poser, les transferts vont augmenter vers des hôpitaux dotés d’un plateau technique indispensable.
Les personnels de SAMU notamment, seront plus sollicités sur des transferts secondaires appauvrissant encore plus les zones rurales en prompts secours.
Il est temps de donner les choix aux acteurs de terrain, du soin, et non pas aux économistes. Arrêtons de vouloir gérer un établissement de soins comme une entreprise. La santé n’est pas comptable. Les retards de prises en charge peuvent compliquer l’état des patients et impliquer des complications plus lourdes et des comorbidités. Peux t’on parler d’économie ? Des transferts coûteux avec des équipes SAMU et/ou TIIH (transfert infirmier interhospitalier) plus fréquents vont découler de ces choix.

Patricia ROGET
Infirmière Fonction Publique Hospitalière
Délégué 3e Circonscription DLF66
Conseillère Nationale DLF