Mais où sont passés nos syndicats ?

Les GJ seraient-ils seuls face au pot de fer ?

Le peuple est dans la rue. Cette fois aussi, celui qui travaille, que l’on ne voit et n’entend jamais. Vêtu d’un gilet jaune, il apparait tout d’un coup aux yeux du pouvoir et des médias. Et c’est dans un grand désordre sympathique qu’il crie, qu’il filtre, qu’il bloque avec évidemment beaucoup d’amateurisme qui, bien que normal, est rappelé copieusement sur nos écrans de télévisions.

C’est une manifestation spontanée, populaire qui envahit les grands axes et les médias.

Mais alors où sont les vrais professionnels, toujours prêts à défendre les privilèges de certains, les avantages des autres, entretenus pour être sûr de diviser le peuple. Pourtant la lutte pour le pouvoir d’achat de tous devrait les concerner, car là il n’est pas question d’intérêts privés, et donc, encartés ou non, il faut défendre ces révoltés.

Mais non, silence général. Alors l’heure est aux bonnes questions.

Qui les finance ?
L’Etat bien sûr.

Que gèrent les syndicats en question ?
Tout ce qui est paritaire : l’argent de nos retraites, la sécu, la formation professionnelle.

Or en ce moment l’Etat souhaite récupérer certaines de ces gestions paritaires et, visiblement, ce doit être plus intéressant de les garder.

Et n’oublions pas les postes réservés dans les grosses entreprises, privées ou publiques, pour des salariés détachés au syndicalisme ou aux comités d’entreprises. Des pros de la manif à portée de main des mouvements de gauche.

Ce silence des syndicats n’est donc peut-être pas seulement dû à une fierté mal placée, mais bien à une obéissance au pouvoir en place, car si le mouvement s’étendait aux syndicats, la gêne occasionnée se transformerait en véritable révolution. Et là, panique de l’Etat. Le spectre de 68.

Mais la meilleure arrive. L’état annonce une négociation. Mais avec qui ?

La C F D T … Oui , oui ; les mêmes qui ne s’engagent pas sont les invités à la table des négociations. Les choses sont claires.

Alors un seul mot d’ordre Debout la France, mets ton gilet Jaune et continue

Henry-Jean Puig
Adhérent DLF66