FERMETURE DE 2 BUREAUX DE POLICE A PERPIGNAN

DLF Pays Catalan n'est pas scandalisé par cette annonce ...

En vue d’une réorganisation des effectifs, la direction perpignanaise de la Police nationale a annoncé son intention de fermer les bureaux du Moulin-à-vent et de Clodion Torcatis.

En effet le manque de personnel et un coût total de fonctionnement de 30 000 € en sont les causes. Malgré la colère de certains policiers et de l’ensemble de la classe politique locale, DLF66 souhaite se démarquer de la vindicte générale et affirme comprendre cette décision plutôt rationnelle.

  • Depuis 2003 la police de proximité de Jospin a été globalement supprimée car présentant par maints rapports des résultats plutôt mitigés. En effet l’insécurité et la délinquance en tout genre y est tout aussi prospère. En témoigne par exemple le quartier de la Gare-Saint-Assiscle qui depuis plus d’une décennie connait un regain croissant de violence et trafic de drogue. Un commissariat de Police est pourtant situé à deux pas, avenue de Grande Bretagne et rien y fait, le problème reste à endiguer.
  • Un coût de 30 000 € pour entretenir des locaux est assez exorbitant surtout lorsque l’on observe le maillage géographique des forces de l’ordre à Perpignan. Surtout aussi lorsque l’on sait que lesdits postes de police concernés sont en sous effectif, qu’ils ne permettent pas aux policiers d’intervenir aisément ou de recevoir des plaintes et qui plus est pour l’un d’eux ferme à 18H00 au grand « soulagement » des dealers. Cet argent pourrait être réinjecté dans les autres commissariats de police de Perpignan afin par exemple de renouveler des matériels obsolètes.
  • De N. Sarkozy en passant par F. Hollande et aujourd’hui avec E. Macron les procédures n’ont fait que s’alourdir sur un modèle anglo-saxon (présence de l’avocat, audition filmée…), tout en gardant la méthodologie à la « française » (procédures écrites…). En l’état, il vaut donc mieux employer ces personnels pour renforcer les unités de police secours ou d’investigation qui connaissent d’énormes difficultés.
  • Laisser le travail de proximité à la Police municipale qui est de fait créée pour cela. Ces derniers ne devraient pas se substituer à leurs homologues de la nationale dans certaines missions ou interventions. C’est incohérent et périlleux.

Debout la France Pyrénées-Orientales soutien la décision du directeur départemental de la sécurité publique de Perpignan tout en restant attentif aux moyens donnés aux policiers perpignanais dans les mois à venir.

DLF66
avec la participation des jeunes